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SANTA
TERESA DI RIVA Histoire de son autonomie 1854
– 2004 |
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Santa
Teresa di Riva est une pittoresque ville
étendue sur la côte Ionienne,
entre le torrent d’Agrò et le torrent Savoca. Contournée
du côté sud par le super cap Sant’Alessio, dominé par son château
sarrasin et à nord par le
spectacle de l’étroit de Messine, elle
s’appuie sur de
douces collines qui s’étalent
comme un grand décor théâtral. Selon
certains historiens la ville naît sous les romains avec le nom de « Phoenix »
(ou bien Tamaricium, ou bien encore Palmier). La
puissance romaine s’affaiblissant,
les mers devenant moins sûres,
les habitants déplacent
vers les collines, vers
Savoca , ville importante du point de vue social, économique et
religieux qui étendait son pouvoir sur le territoire entre Messine et
Taormina. De
plus en plus dépleupé, au cours des siècles, le territoire sur la côte
n’est considéré que « la
Marine de Savoca », pas plus d’ une base militaire qui utilisait
ses tours sarrasines pour sauvegarder
la ville de Savoca des incursions des pirates,
et plus en avant, petit village de pécheurs. Ce
n’est qu’en 1854 que Santa Teresa devient « commune autonome »
prenant ce nom consacré
à la femme de Ferdinand II de Bourbon, Thérèse d’Autriche. Voilà
en bref son histoire. C’est
Monsieur Angelo Caminiti, homme d’un certain charisme
de la « Marine de Savoca », né en 1781 dans un
dans le quartier de Sparagonà
qui, en 1820 conduit la première
révolte contre la ville de Savoca tout
en jetant le premier germe de l’indépendance dans l’esprit
des habitants de la Marine, et c’est un de ses treize fils,
Giuseppe, né en 1814 qui conduira
la lutte, en différentes étapes, jusqu'au succès final. q
Premièrement
la loi bourbonienne de 1812 efface le régime féodal ; cela produit
l’effet positif de faire améliorer petit à petit
les conditions de vie des citoyens du royaume des deux Siciles. q
De plus en plus
la ville de Savoca perdait son pouvoir et son influence sur le territoire
du littoral. La réaction à cela ne fut que l’imposition
de nouveaux impôts aux citoyens des quartiers de la Marine. q
En 1820 ces
nouveaux impôts poussent les habitants à une révolte contre son
arrogance et le dimanche 23 juillet ils
attaquent la mairie et la prison de Savoca
et ils jettent aux feu registres, papiers et documents civils comme geste symbolisant
le refuse de
son autorité. q
Cet épisode a
tout de suite un effet positif sur les citoyens de la Marine qui voient
leurs impôts distribués par des critères plus équitables.
En même temps, ils prennent de plus en plus conscience de leur
identité et de leur capacité d’administrer
eux mêmes les territoires de la Marine. q
L’un des
facteurs décisifs qui a
contribué à ce processus désormais irrépressible, c’est la
construction de la Route Départementale
(SS114) qui se déroule
tout le long de la côte ionienne, complétée en 1828 et qui laisse
Savoca sur la colline, au
dehors d’une importante artère de communication. q
En 1847,
c’est le petit village de Furci, à presque deux
Km à nord de notre
ville, qui le premier, demande au
roi Ferdinand II de Bourbon l’indépendance de l’autorité de Savoca.
Malheureusement la
demande n’obtient pas
de succès. q
En 1848, à la
suite de la révolte des citoyens de Palerme contre les Bourbons
pour la restauration de l’Ancien
Parlement Sicilien, les Mariniers de Santa Teresa, conduits
par Giuseppe Caminiti , maintenant
Président du Comité de Guerre de la Région, envoient
un document avec lequel on demande de se libérer de l’hégémonie de Savoca. q
Ils l’obtient
mais pour peu de temps, jusqu’au 1° avril 1853, lorsque les Bourbons,
reprennent leur pouvoir et commencent à ravager le territoire du royaume. q
Cinq ans plus
tard Giuseppe Caminiti
envoie à Palerme un mémorial pour
expliquer une fois de plus
les raisons pour lesquelles la « Marina » doit obtenir son
autonomie. q
Le document qui
décrète l’indépendance arrive
le 1° juillet 1853, il
est signé par le roi Ferdinand
II de Bourbon. Il établit que, à partir du 1°
janvier 1854 la « Marine
de Savoca » devient
« commune autonome »
sous le nom de Santa
Teresa en l’
honneur de Marie Thérèse d’Autriche, la femme de Ferdinand II. q C’est après l’Unité de l’Italie qu’au nom de SantaTeresa on ajoute la dénomination « di Riva », pour la distinguer de Santa Teresa de Gallura, en Sardaigne. Giuseppe Caminiti meurt à Santa Teresa le 18 Août 1877, à l’age de 63 ans. |
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